Spintank

Cette année, Spintank a 10 ans. Alors, pour marquer le coup, et ouvrir les dix à venir, on a eu envie de partager avec vous une interrogation, de vous proposer un jeu : 2026.io

Et si on jouait ensemble à dessiner le futur ?

Drôle d’ambiance, on ne va pas se mentir. Le Royaume-Uni quitte l’Europe, Donald Trump menace d’être élu, la fin de mandat de François Hollande, c’est le moins que l’on puisse dire, ne se déroule pas dans un climat de sérénité complet. Je passe évidemment sur les menaces et les angoisses. Ce début d’été est de ceux qui ne donnent pas foi en l’avenir. L’état un peu dépressif du pays est plus que conjoncturel, il se révèle en des mois comme ceux-ci. Sa difficulté à être dans le monde a été plus qu’analysée, nous n’y reviendrons pas.

Notre niveau de désarroi (et de colère parfois) est sans doute lié à la profondeur du changement en cours, qui ne s’opère pas façon grand soir, mais sur le mode de l’étrangeté, de l’insaisissable et de l’inexorable. Il y a, dans la réinvention qui intervient, des motifs profonds d’enthousiasme, et d’autres de peur, pour chacun d’entre nous. Ce changement est perçu comme important, majeur, et nous n’avons plus vraiment d’institution crédible pour nous aider à en porter le récit. Politiques, religions, corps intermédiaires se réfugient trop dans le passé ou le court terme.

Se plonger dans le futur, on a du mal

D’ailleurs, qui sont ceux qui nous parlent du futur avec entrain ? Ils sont rares. On y trouve ceux qui y ont un intérêt, et font peur : les Gafa, ou les Chinois ; ou bien ceux qui ont trouvé une solution, des techno-enthousiastes ou des décroissants heureux, des méditatifs en retrait de la frénésie du monde. Ils sont bien minoritaires et ne portent pas un récit qui emballe la majorité, qui freine. Et de toute façon, le bruit est tel, les signaux faibles si nombreux qu’ils produisent un flou qui obscurcit plus qu’il ne donne de sens.

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On est foutu, alors ?

Depuis dix ans, chez Spintank, on navigue dans cet univers, à expérimenter entre un futur qui s’annonce et ceux qui tenaient l’ordre ancien. Nous sommes nés à une époque où l’iPhone n’existait pas, l’idée de Big Data non plus, et nous avons plus que survécu. On y évolue, on y fait et on y développe : cette incertitude de l’avenir qui se dessine, on s’y complaît, en fait. Il y a ici du mouvement, des émergences, des marges qui forment un futur ; du bordel, aussi, des craintes, mais on est quand même mieux dans l’action à la frontière du changement de la société, de la création, du numérique que dans la contemplation lointaine et effrayée.

Alors, pour marquer le coup de nos dix ans, et ouvrir les dix à venir, on s’est dit qu’on allait partager avec vous notre appétit. On a eu envie de mettre en commun avec vous cette interrogation, eu envie de vous proposer un jeu.

De quoi demain sera-t-il fait ?

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Notre pari, et le jeu que l’on vous propose, c’est que l’on peut dessiner l’avenir. Sans angélisme, sans naïveté, mais sans non plus verser dans un truc horriblement compliqué. On a eu envie de vous proposer de jouer à dessiner le futur.

Alors voilà 2026.

C’est très simple : 150 propositions sur le futur, compliquées, simples, loufoques, réalistes, concernantes ou légères. Uniquement deux réponses : j’y crois ou j’y crois pas.

Notre pari, auquel on vous propose de participer, c’est que l’on peut réunir, tous ensemble, une masse critique de réponses, suffisamment diverses pour, à tous, de manière très simple et rigolote, dessiner ce que sera le futur.

On lance ça ce jour, et on vous demande deux choses : y répondre, et le partager avec vos proches. Notre objectif : réunir 100.000 réponses en deux mois. Ça nous semble possible, parce que l’on sait que le futur est important, et que l’on croit que 2026 est le bon moment.

A la rentrée, le 5 octobre, on vous partagera les résultats de cette grande enquête ludique.

Vous êtes prêts ? C’est là.

#spin2026

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